Élections fédérales 2025 : Question à tous les partis sur l’importation de biens issus de travail forcé

Above Ground a écrit à tous les partis enregistrés pour les élections fédérales de 2025 pour leur demander s’ils : « s’engagent à renforcer l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé et à veiller à ce que le Canada ne devienne pas une zone de dumping pour les produits issus du travail forcé ».

Nous n’avons pas reçu de réponse de tous les partis. Les partis Conservateur, Néo-démocrate et Libéral n’ayant pas répondu, nous avons examiné leurs programmes.

Le Bloc Québécois, le Parti Vert et le Parti de l’Héritage Chrétien ont exprimé leur soutien à un renforcement de l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé. Le Parti Marijuana a suggéré d’augmenter les droits de douane sur les biens produits par le travail forcé afin que celui-ci ne soit pas rentable. Le Parti Uni du Canada nous a répondu mais ne s’est pas formellement engagé à renforcer l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé.

Le programme du Bloc Québécois engage le parti à « contre l’importation de marchandises, entre autres dans le fast fashion, issues du travail forcé, notamment celui des Ouïghours dans le cadre d’un génocide perpétré par la Chine. »

Le programme du Parti Conservateur engage le parti à « []mettre fin au travail forcé et au travail des enfants en imposant des nouvelles sanctions plus strictes aux dirigeants et aux membres du conseil d’administration des entreprises qui exploitent des enfants et maltraitent leurs employés pour profiter » et à « [c]réer un droit d’action privé contre les produits fabriqués au moyen du travail forcé et du travail des enfants qui sont vendus au Canada ».

Le programme du Parti Libéral ne mentionne pas le travail forcé ni le renforcement de l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé. Cela est d’autant plus remarquable que le gouvernement Libéral précédent avait proposé de renforcer l’interdiction d’importation dans l’Énoncé économique de l’automne 2024.

Le programme du NPD fait référence à la responsabilité des entreprises et aux droits humains, mais ne mentionne pas spécifiquement le travail forcé ni le renforcement de l’interdiction d’importer des produits issus du travail forcé.

Il reste à voir exactement comment les partis aborderont cette question s’ils sont élus. Voir les réponses complètes des partis ici (en anglais seulement).

Dans le même ordre d’idées, le Réseau canadien sur la reddition de compte des entreprises (RCRCE) a interrogé chaque parti sur son engagement en faveur d’une loi rendant obligatoire la diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement (mHREDD, pour le sigle en anglais). Une loi mHREDD canadienne forte exigerait la prévention et la réparation de toutes les violations des droits humains liées à la conduite des entreprises canadiennes à l’étranger, incluant le travail forcé. Voir la réponse des partis ici.

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