Séance d’information-déjeuner : Mettre les travailleuses et travailleurs au centre de la lutte contre le travail forcé

 

L’Organisation internationale du Travail estime que près de 28 millions de personnes dans le monde sont victimes de travail forcé. Plus de 17 millions de ces travailleuses et travailleurs sont exploités dans le secteur privé, et bon nombre d’entre eux produisent des biens destinés aux marchés internationaux. Le Canada est lié au travail forcé tant au pays, par les abus qui se produisent à l’intérieur de ses frontières, qu’à l’international, par l’entremise des biens qu’il importe.

Le Canada a mis en place plusieurs mesures pour lutter contre le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement. En 2020, il a adopté une interdiction d’importation visant les biens produits au moyen du travail forcé afin de respecter ses obligations découlant de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. En 2023, le Parlement a adopté une loi obligeant les entreprises à produire des rapports, semblable à celles qui sont en vigueur en Australie et au Royaume-Uni. En 2026, le gouvernement a déposé un projet de loi visant à répondre aux difficultés liées à l’application de l’interdiction d’importation et a manifesté son intérêt à établir un régime de diligence raisonnable pour les chaînes d’approvisionnement.

Des mesures bien conçues pour lutter contre le travail forcé peuvent contribuer à mettre fin aux situations de travail forcé et à faire en sorte que les travailleuses et travailleurs canadiens ne soient pas désavantagés par des pratiques de travail abusives à l’étranger. En revanche, des mesures mal conçues peuvent compromettre ces objectifs. Elles peuvent inciter les entreprises à simplement rompre leurs liens avec des fournisseurs plutôt qu’à exiger des changements dans leurs pratiques, écarter les stratégies mises de l’avant par les travailleuses et travailleurs pour défendre leurs droits et, au bout du compte, ne pas s’attaquer aux causes profondes du travail forcé.

Le 29 octobre 2026, Above Ground et la Coalition Against Forced Labour in Trade (la Coalition contre le travail forcé dans les échanges commerciaux) organiseront une rencontre-déjeuner sur la Colline du Parlement pour discuter des prochaines étapes à envisager par le Canada en vue d’éliminer le travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. L’événement offrira aux parlementaires, à leur personnel, aux fonctionnaires, et aux membres de la société civile une occasion unique d’échanger avec des experts internationaux sur les mesures qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays et dont le Canada peut s’inspirer afin de soutenir les solutions menées par les travailleuses et travailleurs, de garantir une véritable réparation des préjudices, et des mettre en place des règles du jeu équitables pour tout le monde.

La rencontre est coparrainée par le Groupe parlementaire multipartite de lutte contre l’esclavage moderne et la traite des personnes, dont les coprésident.e.s sont les député.e.s Arnold Viersen, Arielle Kayabaga et Andréanne Larouche, ainsi que la sénatrice Julie Miville-Dechêne. Un déjeuner léger sera servi. Un service d’interprétation simultanée anglais/français sera offert.

Quand : 29 octobre 2026, 8h30 à 10h30

Où : Édifice Wellington (197, rue Sparks), salle 310
* Une pièce d’identité valide avec photo est exigée pour entrer dans le bâtiment

Les Conférencier·es :

  • Carolina Rudnick est Cofondatrice et Présidente de la Fundación Libera. Elle est basée à Santiago, au Chili.
  • Eduardo Villarreal est Coordonnateur de l’analyse et de la mobilisation au Proyecto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (ProDESC) [Projet pour les droits économiques, sociaux et culturels]. Il est basé à Mexico, au Mexique.
  • Hélène de Rengervé est Chargée de plaidoyer senior – responsabilité des entreprises chez Human Rights Watch. Elle est basée à Bruxelles, en Belgique.
  • Jong Chul Kim est Fondateur et Chercheur principal chez Advocates for Public Interest Law (APIL). Il est basé à Séoul, en Corée du Sud.

À propos des organisateurs :

Above Ground est un projet canadien de défense des droits humains et de promotion de la reddition de compte des entreprises qui exerce ses activités sur la plateforme commune de MakeWay Charitable Society. L’organisme s’efforce de veiller à ce que les entreprises établies au Canada ou soutenues par l’État canadien respectent les droits humains et l’environnement partout où elles exercent leurs activités. Above Ground préside le Réseau canadien sur la reddition de compte des entreprises (RCRCE).

La Coalition Against Forced Labour in Trade (CAFLT) est un réseau international d’organisations de la société civile qui favorise l’adoption et l’application d’interdictions d’importation visant les produits fabriqués au moyen du travail forcé. Lancée en septembre 2023, la Coalition vise à faire en sorte qu’aucun pays ne serve de refuge aux produits issus du travail forcé.

Le Groupe parlementaire multipartite de lutte contre l’esclavage moderne et la traite des personnes (GPM) a été lancé en 2018 et regroupe des membres des partis libéral, conservateur, bloquiste et néo-démocrate, ainsi que du Groupe des sénateurs indépendants. Ses membres cherchent à améliorer les politiques et les lois, à mieux informer les parlementaires sur l’esclavage moderne, à promouvoir des approches à long terme pour prévenir l’esclavage et à collaborer avec des organisations partageant les mêmes objectifs afin d’éradiquer l’esclavage.

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